Constat : dans les villes, le végétal se trouve à tous les niveaux (sur les trottoirs, dans
les étages et sur les toits) ; une fois le bâtiment construit, on se demande où l’on va mettre
de la végétation.
Idée : avant de construire en béton, se demander comment on peut y intégrer le végétal,
en travaillant la forme du béton pour qu’il puisse servir de support, réceptacle pour le
végétal. Ainsi, le béton est utilisé comme matière à part entière et sert de support au végétal.
Projet : recherche autour de la matière béton et comment y intégrer directement le végétal
suivant trois axes:

Le premier est la création de poutres ou poteaux mais dont les moules sont travaillés pour
contenir des zones de plein le long du moule qui pourront être retirées au démoulage pour
laisser apparaître des creux pour le végétal. Pour cela, j’ai utilisé du polystyrène que j’ai
collé sur les parois de mon moule puis coulé le béton, après le démoulage, j’ai versé de
l’acétone sur le polystyrène pour le fairefondre et laisser apparaître le creux pour le végétal.
Mais j’ai aussi fait un essai en intégrant directement une bande de feutre dans le béton qui
ressort de temps en temps pour venir accueillir du végétal.

Le deuxième est d’armé le béton avec du bambou, une autre façon d’utiliser
le végétal et aussi de rappeler qu’en Asie, le bambou sert à faire les
échafaudages pour les constructions d’immeuble. J’ai créer une treille en
bambou prise dans un coffrage pour couler le béton, les bambous sortent de
manières irrégulière du coffrage pour créer du rythme et suggérer la treille,
et une petite partie de la treille apparait au milieu du béton pour venir se
confronter avec celui-ci et venir casser l’aspect brut du béton.

©estelle mary
Le troisième est l’utilisation d’une résille en plastique sur laquelle, on vient
mettre du béton en fine couche pour créer une texture jouant entre le plein
du béton et le vide avec la résille pour créer des motifs et une texture.
Cette résille avec le béton relie deux poteaux par devant et par derrière et
permet ainsi un espace entre les deux couche de résilles pour accueillir de la
terre et des graines qui pousseront en ressortant entre les trous de la résille.

©estelle mary

©estelle mary
